Hugues de Kevelioc

Hugues de Kevelioc, 5e comte Chester
Titre de noblesse
Comte de Chester
-
Prédécesseur
Ranulph de Gernon
Successeur
Ranulph de Blondeville
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata
LeekVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
St Werburgh's Abbey, Chester (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Hugh de KeveliocVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Ranulph de GernonVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Maude de Gloucester
Conjoint
Bertrade de Montfort (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Amicia de Meschines (d)
Ranulph de Blondeville
Mathilde de Chester (en)
Agnes of Chester (d)
Hawise of Chester (en)
Mabel of Chester (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
d'azur aux six gerbes d'or posées 3, 2 et 1
Vue de la sépulture.

modifier - modifier le code - modifier WikidataDocumentation du modèle

Hughes de Cyfeiliog, 5e comte de Chester (1147–1181), nommé également Hugues de Kevelioc, est un noble Anglo-Normands actif en Angleterre, au Pays de Galles en Irlande et en France pendant le règne du roi Henri II d'Angleterre[1].

Origine

Né en 1147, il est le fils de Ranulf de Gernon, 4e comte de Chester, et de son épouse Maud, fille de Robert de Gloucester, fils illégitime du roi Henri Ier. Selon une tradition postérieure il nait à Cyfeiliog un district du Pays de Galles[1].

Carrière

À la mort de son père en 1153, il hérite de vastes possessions. En France, les vicomtés héréditaires d' Avranches, Bessin, et Val de Vire, ainsi que les « Honneurs » de Saint-Sever et Briquessart. En Angleterre et au Pays de Galles, le comté de Chester. De ce fait il devient l'un des plus puissants des barons anglo-normands lorsqu'il est déclaré majeur en 1162 et qu'il prend possession de ses domaines. Il prend rapidement place parmi les magnats, du roi Henri II et il est présent à Douvres en 1163 lors du renouvellement de l'alliance anglo-flamande et en 1164 lors des Constitutions de Clarendon[1].

En 1173, il se joint cependant à la révolte des fils du roi et conduit les rebelles en Bretagne. Après avoir envoyé une armée de mercenaires Brabançons, qui contraint les rebelles à s'enfermer dans Dol, Henri intervient lui-même en pour diriger le siège. Hugues et ses compagnons ne disposant plus de vivres, acceptent de se rendre après avoir obtenu la promesse de ne pas être exécuté ou mutilé. Emprisonné dans plusieurs châteaux, il fait la paix avec le roi Henri et est l'un des témoins du traité de Falaise en qui met fin aux hostilités[1].

Lors du Conseil de Northampton en ses domaines lui sont restitués mais pas ses châteaux, et en mars il est témoin lors de l'arbitrage du roi Henri entre les royaumes de Castille et de Navarre. En mai lors du conseil de Windsor, Henri lui restitue ses châteaux et l'envoie en Irlande mais il n'y a pas de trace de ses activités, succès guerriers ou obtention de domaines dans l'île[1].

Il meurt le à Leek dans le Staffordshire et il est inhumé aux côtés de son père dans le côté sud de la salle capitulaire de l'abbaye de Sainte Werburgh de Chester, l'actuelle cathédrale de Chester. Il a comme successeurs son unique fils légitime[1].

Salle capitulaire de la cathédrale de Chester.

Famille

En 1169 il épouse Bertrade, fille de Simon III de Montfort, Comte d'Évreux, lui-même fils de Amaury III de Montfort[1]. Elle lui donne cinq enfants :

  • Ranulf III, qui devient le 6e comte de Chester, mais meurt sans descendance en 1232. Ses quatre sœurs légitimes deviennent ses héritières[1] ;
  • Mathilde épouse de David d'Écosse, Comte de Huntingdon[1] ;
  • Mabel, épouse de Guillaume d'Aubigny, 3e comte d'Arundel[1] ;
  • Agnès, épouse de Guillaume de Ferrières, 4e comte de Derby[1] ;
  • Hawise, épouse de Robert II de Quincy[1].

Il laisse également des enfants illégitimes : Pagan ; Roger ; Amice, qui épouse Ranulf Mainwaring, justicier de Chester[2] ; et une fille anonyme qui épouse Richard Bacon, fondateur de l'abbaye de Rocester[1]. D'autres filles illégitimes putatives lui sont attribuées : une nommée Béatrix qui se serait mariée avec William Belward[3],[4], pendant qu'une autre fille anonyme aurait épousé selon une tradition douteuse Llywelyn le Grand[5].

Notes et références

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hugh of Cyfeiliog, 5th Earl of Chester » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c d e f g h i j k l et m (en) Thomas K. Keefe: « Hugh of Cyfeiliog, fifth earl of Chester (1147–1181) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004 Hugh of Cyfeilog.
  2. Leycester, Sir Peter, Tracts written in the controversy respecting the legitimacy of Amicia, daughter of Hugh Cyveliok, Earl of Chester, A.D. 1673-1679, volume 78.
  3. Burke's Peerage, Baronetage & Knighthood, Mosley, Charles, , 784 p. (ISBN 0-9711966-2-1).
  4. Ormerod's History of Cheshire, vol. 1, p. 47, vol. 2, p. 333.
  5. Lloyd, John. E. A History of Wales from the Earliest Times to the Edwardian Conquest. Longmans, Green & Co. (1911) p. 616-617.

Liens externes

  • Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généralisteVoir et modifier les données sur Wikidata :
    • Oxford Dictionary of National Biography
  • icône décorative Portail de l’Angleterre
  • icône décorative Portail du pays de Galles
  • icône décorative Portail du Moyen Âge central